« ’Je suis âgée de 27 ans et issue d’une famille pauvre. Je suis divorcée avec quatre enfants à nourrir dont trois filles et un seul garçon, sans leur père, ni un membre de ma famille. Il m’arrivait souvent de voir mes propres enfants dormir la nuit sans un seul grain de riz ou morceau de pain. Et même le garçon avait été renvoyé un jour de l’école, parce qu’il n’avait pas de cahier de leçons et il a passé toute la journée à pleurer », se souvient-elle

« Les seuls hommes sur qui je pouvais compter pour nourrir mes enfants me demandaient, en contrepartie, du sexe. Je peux dire que c’est cette habitude qui a plus favorisé mon intégration dans le milieu de la prostitution. Je ne prends pas de la drogue, mais quand même, il m’arrive parfois de boire et de fumer du chanvre indien », avue M D.

« Aujourd’hui, même si je reconnais que cette pratique est interdite par l’islam, il n’empêche, je m’y adonne. J’avoue que grâce à la prostitution, mes enfants mangent à leur faim et ils sont bien logés. D’ailleurs, ils sont dans des écoles privées. J’affirme ici que si je trouve un financement pouvant me permettre de prendre en charge tous les besoins liés à la survie de mes enfants, je vais abandonner et sensibiliser la jeune génération à ne jamais tenter la prostitution »

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